Le jour où M6 m’a contactée pour participer à l’émission « Qui veut être mon associé ? »

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En janvier 2019, nous recevons un email de la part d’une journaliste, Mathilde, qui souhaiterait nous présenter un nouveau programme télévisuel mettant en relation des entrepreneurs avec des investisseurs. Email très vague mais j’ai pensé à l’émission "Dans l'oeil du dragon" émission canadienne, que je suivais.  J’ai fait le lien mais n'ai pas souhaité répondre pensant que le programme n’était pas approprié à Constant & Zoé. Confronter mon entreprise à des investisseurs, à la télévision, représente beaucoup de risques. 

 

 

Après relance de Mathilde, j’échange avec cette journaliste en charge de « caster » les futurs entrepreneurs participants. Elle me confirme qu’il s’agira de l’adaptation française du programme d’origine japonaise nommée Money Tigers.  [Le nom officiel de l’émission ne sera dévoilé qu’un an plus tard et sera effectivement « Qui veut être mon associé ? »]. Elle m’assure que le programme sera bel et bien adapté « à la Française » et aura une ligne éditoriale bienveillante. Nous partageons le même avis : on ne parle pas de Business aux Etats-Unis comme on en parle en France. 

 

Même si un peu court, le timing est assez bon car début janvier 2019, j’avais pris la décision d’initier une nouvelle levée de fonds courant de l’été de la même année. Il fallait donc peut-être réfléchir à cette opportunité…

Je fais cependant part de mes craintes à Mathilde lui expliquant que l’exposition peut être très dangereuse. Ce n’est pas comme rater son gâteau dans Le Meilleur Patissier… Les conséquences pourraient être lourdes si la confrontation avec les investisseurs ne se passait pas de la meilleure des façons. 

 

 

Décider de participer à l’émission, c’est accepter de se mettre à nu ; on dévoile son idée, sa vision, sa façon d’avoir œuvré depuis le début.

 

On partage potentiellement nos réussites et nos échecs devant des milliers (des millions ? ) de téléspectateurs. On met en jeu des années de travail acharné et non pas son propre travail uniquement mais celui de son équipe et l’accompagnement des investisseurs qui nous ont déjà fait confiance…

 

Je ne pouvais pas imaginer me présenter devant les investisseurs qui ont le rôle de « jurés/juges » et qu’ils puissent critiquer négativement tout ce qui avait été construit jusqu’à présent. 

 

Alors vous me direz, lorsque l’on entreprend, on reçoit des critiques constamment, bonnes ou mauvaises. Vous me direz aussi que notre rôle est de prendre de la distance, de ne pas douter, de trier les conseils et de fédérer. Mais rares sont les fois où les critiques sont publiques et c’est bien là toute la différence..! 


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